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| 29 mai 2011 |
Elle sait bien qu’au moment exact où son copain passera définitivement la porte pour ne plus revenir, tous ses désirs extraconjugaux, et la frustration de laisser toujours à l'état de fantasme les prémices de rencontres amorcées d'un regard, les envies - inattendues, mais violentes - de baises, sauvages avec un inconnu, tendres avec un ami, se désintègreront. Qu'ils ne seront plus « sa liberté ».
Pourquoi? Elle pourrait essayer de coucher sur le papier tout ce qu'elle a lu d'un peu philosophique qui lie la liberté au désir. Ne pourrait-elle pas dire plutôt qu’elle désire la liberté au même titre qu’elle a ardemment désiré qu’il se passe quelque chose avec cette femme dans le métro, ardemment désiré que ce regard qui la perçait se rapproche du sien jusqu’à ce que leurs lèvres se collent. Ardemment désiré tout en tremblant à l’idée que cela arrive et que le désir, du même coup, soit chassé, laissant la place à d’autres sentiments bien plus rugueux comme le remord. Ou la déception.

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